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Pour les agences et les graphistes

Agence sans développeur : qui fait quoi sur un projet de site

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Une agence de communication a créé le logo d’un client, sa plaquette et ses publications. Le jour où il demande un site, il trouve naturel que le site suive. Personne dans l’équipe ne monte de site WordPress, alors le développement part à l’extérieur. Le projet démarre, et il arrive que personne n’ait écrit qui fait quoi.

Voici comment se partage un projet de site quand le développement est confié à l’extérieur, les trois erreurs qui le font déraper, et ce que l’agence comme son client peuvent vérifier avant de commencer.

Ce que l’agence fait déjà

Un site vitrine réussi repose d’abord sur un travail qu’une agence fait tous les jours. Comprendre l’activité de son client. La traduire en messages clairs. Construire une identité visuelle cohérente. Choisir les images. Tenir un calendrier et faire valider.

Le développement arrive après. Il transforme une maquette validée en site administrable, rapide et sécurisé. C’est un métier à part entière, avec ses exigences, et il se confie bien quand la commande est claire.

J’ai travaillé quatre ans dans une agence de communication, et je connais ce partage de l’intérieur. L’essentiel de ce que le client voit et retient vient du travail de l’agence. Les trois erreurs décrites plus bas tiennent toutes à l’organisation du projet, et chacune se prévient au départ.

Qui fait quoi

La répartition la plus simple tient en un tableau. Elle s’ajuste à chaque projet, mais elle sert de point de départ, et elle s’écrit avant le premier jour.

L’agence Le développeur
Brief le recueille auprès du client le lit et liste ce qui manque
Maquette la conçoit, ou la confie avec le design signale ce qui manque pour le web
Textes et images les collecte auprès du client les intègre et les prépare pour le web
Développement et mise en ligne suit la version de test les assure
Recette valide avec le client corrige
Prise en main du client y participe, si elle le souhaite l’assure
Suivi après la livraison décide avec le client qui s’en charge le réalise, quand il lui est confié

  • L’agence

    Brief
    le recueille auprès du client
    Maquette
    la conçoit, ou la confie avec le design
    Textes et images
    les collecte auprès du client
    Développement et mise en ligne
    suit la version de test
    Recette
    valide avec le client
    Prise en main du client
    y participe, si elle le souhaite
    Suivi après la livraison
    décide avec le client qui s’en charge
  • Le développeur

    Brief
    le lit et liste ce qui manque
    Maquette
    signale ce qui manque pour le web
    Textes et images
    les intègre et les prépare pour le web
    Développement et mise en ligne
    les assure
    Recette
    corrige
    Prise en main du client
    l’assure
    Suivi après la livraison
    le réalise, quand il lui est confié

Un point compte plus que les autres : la maquette est validée avant que le développement commence. Sinon, chaque retouche devient un avenant, et le calendrier glisse. Un second se règle tout de suite, par écrit : à qui le client écrit pendant le projet, et après la livraison.

Connaître le coût technique avant d’annoncer un prix

Le premier blocage arrive souvent au moment du devis. Sans développeur, l’agence ne sait pas ce que coûtera la partie technique. Elle attend un chiffrage pendant des jours, ou elle avance un montant au jugé et découvre ensuite qu’il ne couvre pas le travail.

Un chiffrage technique fiable repose sur trois réponses, à réunir avant de le demander.

  • Le périmètre. Le nombre de pages, les formulaires, les langues, et ce qui sera mis à jour souvent.
  • Les contenus. Qui écrit les textes, qui fournit les images, et pour quand.
  • La maquette. Validée ou non, et pensée pour le téléphone ou seulement pour l’écran d’ordinateur.

Avec ces trois réponses, le chiffrage revient avec le périmètre et la date de livraison écrits. Le mien arrive sous 24h ouvrées. Sans elles, tout montant reste une estimation qui bougera.

Comment se déroule un projet, du brief à la livraison

Prenons une agence de cinq personnes, deux graphistes et une cheffe de projet, qui prépare un site vitrine pour un artisan qu’elle accompagne déjà sur sa communication. Le déroulé type ressemble à ceci.

  1. Le briefL’agence envoie la maquette, un cahier des charges ou trois lignes. Les contenus qui manquent sont listés tout de suite, pour relancer le client tôt.
  2. Le chiffrageLe périmètre, le prix de la partie technique et la date sont écrits. L’agence établit ensuite sa proposition à son client.
  3. La productionLe délai démarre à réception des contenus complets. Comptez environ 15 jours ouvrés pour une vitrine. C’est une estimation, la date ferme figure sur le devis.
  4. La recetteL’agence consulte la version de test quand elle le souhaite, valide avec son client, et une passe de corrections est comprise.
  5. La livraisonMise en ligne sur l’hébergement du client, prise en main et garantie de 30 jours.

L’équipe de l’agence suit l’avancement et valide, comme elle le ferait avec un imprimeur. L’administration de WordPress reste l’affaire du développeur.

Les trois erreurs qui font déraper un projet

Promettre une date avant d’avoir les contenus. Un site se construit avec ses textes et ses images. Si le client met trois semaines à les envoyer, la mise en ligne recule d’autant. Un délai qui part de la réception des contenus complets, dit au client dès la signature, règle la question d’avance.

Un délai se compte à partir des contenus complets.

Présenter une maquette que le web ne peut pas tenir. Une maquette pensée pour l’imprimé oublie souvent l’affichage sur téléphone, les survols, les formulaires et leurs messages d’erreur. Une relecture technique avant de la montrer comme définitive signale ce qui doit être adapté, et l’agence arbitre.

Oublier l’après. Un site livré sans suivi vieillit vite. Les extensions ne sont plus mises à jour, une faille s’installe, et c’est à l’agence que le client écrit le jour où le site tombe. Qui s’en occupe après la livraison se décide dès le départ, avec le client. Ce que couvre un suivi, et ce que chacun peut vérifier lui-même, est détaillé dans l’article à quoi sert la maintenance d’un site qui marche.

Ce que le client de l’agence peut vérifier

Le client d’une agence qui confie la technique à l’extérieur peut poser quatre questions avant de signer. Elles valent pour tout projet de site, quelle que soit l’organisation.

  1. Qui répond si le site tombePendant le projet et après la mise en ligne, et sous quel délai ?
  2. À quel nom seront le domaine, l’hébergement et l’administrationDu site ? Le plus sûr est le nom du client.
  3. D’où part le délaiDe la signature, ou de la réception des contenus complets ?
  4. Ce qui est compris après la livraisonUne passe de corrections, une garantie, et pour combien de temps ?

Une réponse écrite à chacune suffit. Une question restée sans réponse indique simplement ce qui reste à cadrer.

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