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Pour les agences

Combien facturer un site vitrine à son client quand on est une agence

Votre client veut un site vitrine et attend votre proposition. Vous savez à peu près ce que coûtera le développement, vous savez moins bien combien d’heures votre équipe va y passer, et vous hésitez entre un prix qui rassure et un prix qui rapporte. Le chiffre finit posé au jugé, et il se révèle trop bas une fois le projet terminé.

Voici une méthode pour fixer ce prix à partir de vos coûts réels, choisir un coefficient en connaissance de cause et vérifier le résultat face au marché. Les montants de départ cités viennent de mes offres clé en main pour agences, que vous pouvez utiliser comme coût d’achat.

Ce que le site vous coûte vraiment

Le prix d’un site vitrine vendu par une agence se compose de trois blocs. Le coût d’achat de la partie technique. Le temps de votre équipe. Et la marge, qui paie le risque, la prospection et le développement de votre agence.

Le premier bloc est le plus simple à connaître quand le développement est sous-traité à prix public. Un site de 5 à 8 pages monté depuis votre maquette démarre dès 1 690 € HT. Chaque page supplémentaire, dès 190 €. Ces prix sont facturés sans TVA (TVA non applicable, art. 293 B du CGI) : le montant affiché est celui que vous payez.

Le deuxième bloc est celui qu’on oublie. Même quand la technique est déléguée, votre agence travaille : le rendez-vous de brief, la maquette si elle est faite chez vous, la collecte des textes et des images, les relances, le suivi de la version de test, la recette avec votre client, les allers-retours de validation.

Compter votre temps avant de choisir un coefficient

Le calculateur de marge de mon site applique un coefficient à votre coût d’achat. C’est la façon la plus rapide de chiffrer, à une condition : le coefficient doit couvrir à la fois le temps de votre équipe et votre marge. Il faut donc savoir ce que pèse ce temps.

Faites le compte sur un projet passé ou sur celui que vous préparez. Pour chaque tâche, notez les heures de chaque personne et multipliez-les par votre taux horaire interne, celui qui couvre les salaires chargés et les frais de l’agence.

Prenons une situation type, avec des chiffres ronds pour que le calcul se lise facilement : un coût d’achat de 1 000 €, et une agence qui estime son propre travail à douze heures, avec un taux horaire interne de 50 €. Son temps représente 600 € de coût. Voici ce qui reste selon le coefficient appliqué.

Prix de vente Reste après achat et temps interne
Coefficient 1,5 1 500 € perte de 100 €
Coefficient 2 2 000 € 400 €
Coefficient 2,5 2 500 € 900 €
Coefficient 3 3 000 € 1 400 €

  • Prix de vente

    Coefficient 1,5
    1 500 €
    Coefficient 2
    2 000 €
    Coefficient 2,5
    2 500 €
    Coefficient 3
    3 000 €
  • Reste après achat et temps interne

    Coefficient 1,5
    perte de 100 €
    Coefficient 2
    400 €
    Coefficient 2,5
    900 €
    Coefficient 3
    1 400 €

Dans cette situation, le point d’équilibre se situe à 1,6. En dessous, l’agence paie pour travailler. Le même calcul vaut pour vos propres chiffres : divisez la somme de votre coût d’achat et de votre temps interne par le coût d’achat, et vous obtenez le coefficient minimum.

Un coefficient se choisit après avoir compté vos heures, jamais avant.

Choisir son coefficient, entre 1,5 et 3

Il n’existe pas de coefficient valable pour toutes les agences. Le calculateur de la page tarifs propose une plage de 1,5 à 3. C’est une fourchette de travail, à régler selon trois questions.

Quelle part du travail reste chez vous. Si la maquette vient d’un webdesigner partenaire et que votre rôle se limite au brief et à la recette, votre temps interne est faible, et le bas de la fourchette peut suffire. Si votre équipe crée la maquette, rédige les textes et suit le projet de près, le coefficient doit monter.

Quel risque vous portez. Un client qui change d’avis, des contenus qui arrivent tard, un périmètre encore flou à la signature : chacun de ces points ajoute des heures que personne n’a chiffrées. Le coefficient les absorbe, ou votre marge le fait à sa place.

Ce que vous apportez en plus du site. La connaissance de l’activité de votre client, la cohérence avec le reste de sa communication, un accompagnement dans la durée. Tout cela a une valeur que le coût d’achat ne mesure pas, et qui justifie le haut de la fourchette.

Vérifier le résultat face au marché

Votre client ne connaît pas votre coût. Il compare votre proposition avec d’autres devis, ou avec ce qu’il a lu en ligne.

Les repères publiés existent. Fenxi, dans une page mise à jour le 3 septembre 2026, situe un site vitrine entre 2 000 et 6 000 € en agence, et entre 800 et 3 000 € chez un freelance. Si votre calcul tombe nettement sous la fourchette des agences, vous laissez probablement de la marge de côté. S’il tombe au-dessus, votre proposition doit montrer clairement ce que votre client obtient en plus.

Présenter le prix à votre client

Un prix bien calculé peut encore se perdre dans un devis mal construit. Cinq lignes suffisent à le rendre lisible et à protéger votre marge.

  1. Un prix global pour le siteVotre client achète un résultat. Le détail de votre coût d’achat ne le regarde pas.
  2. Un périmètre écritLe nombre de pages, les fonctions, ce que votre client doit fournir et ce qui reste hors offre. Avec chaque devis ferme, je fournis un texte descriptif prêt pour le vôtre.
  3. Les options chiffrées à partUne page supplémentaire, une fonctionnalité, une version multilingue. Votre client choisit, et chaque ajout garde sa marge.
  4. La maintenance sur une ligne mensuelleSéparée du prix du site, pour qu’elle se lise comme un abonnement.
  5. Les conditionsL’acompte, le nombre de passes de corrections compris, et un délai présenté comme une estimation qui part de la réception des contenus complets.

Pour la maintenance, le raisonnement est le même. La formule Veille coûte à partir de 25 € par mois et par site, et vous fixez librement le prix de revente. Le détail des paliers est sur la page maintenance des sites de vos clients.

Les erreurs qui mangent la marge

Vendre un nombre de pages sans parler des gabarits. Huit pages qui partagent deux mises en page demandent moins de travail que huit pages toutes différentes. Précisez-le dans le devis, sinon votre client en déduira que tout est compris.

Laisser les corrections sans limite. Une passe de corrections est comprise dans mes offres. Écrivez la même règle dans votre devis, et chiffrez les suivantes avant de les engager.

Oublier les contenus. Si c’est votre agence qui rédige les textes ou choisit les photos, c’est une prestation à part entière, avec sa propre ligne.

Accorder une remise sur un prix déjà calculé au plus juste. Si votre client trouve le montant trop élevé, réduisez le périmètre plutôt que la marge. Une page en moins se défend mieux qu’un rabais.

Un projet à confier ? Devis ferme sous 24h ouvrées, et le premier projet se paie à la livraison.

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